Prologue

Je suis un très beau garçon. Tous le disent. Et ça se voit. J'arrête de compter le nombre de minettes qui se retournent sur mon passage. Toutes se chuchotent des mots tels 'T'as vu comment qu'il est trop beauuuuu ?'. J'ai presque pitié pour elles.
Je n'ai que quinze ans. J'ai commencé à me vêtir tel que je suis maintenant, petit à petit, et ça, depuis une douzaine de mois. Auparavant aussi j'étais beau, mais ça ne se voyait pas. Maintenant, avec ma nouvelle coupe de cheveux, je fais des ravages. Vous vous demandez à quoi je ressemble ? C'est simple, je suis l'homme parfait pour bon nombre de jeunes filles. Il faut me voir pour y croire. Ma description physique ? Impossible. Personne ne sait me décrire. Il n'existe pas de mots assez forts qui me correspondent. Je suis le genre de garçons que l'on ne croise qu'une seule fois dans sa vie.
Au début, je trouvais ça drôle de constater que les gens me fixaient d'un air ébahi. Et dès que ces personnes constataient que je les avais vus, elles rougissaient. Comme si elles m'imaginaient nu, et se faisaient prendre la main dans le sac. (Ce qui était probablement le cas...) Il suffit pour moi de sourire à une jolie fille pour qu'elle me tombe dans les bras. C'est un véritable plaisir pour moi d'aller en cours. J'ai toujours une foule d'admiratrices à mes pieds. Même pendant les cours, les professeurs me félicitent. Bien que je ne fasse pas grand chose pour. Vous pourrez croire cette situation bizarroïde, mais comprenez : Tous mes professeurs sont des femmes.

Vous pensez m'avoir cerné ? Détrompez-vous. J'ai omis d'écrire un détail : Toutes ces filles qui me tournent autour, je m'en fiche.
Je suis gay.



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  Prologue
# Posté le dimanche 24 août 2008 14:38
Modifié le dimanche 24 août 2008 15:34

Chapitre Premier

France, Avril 2009

Il est 14:30. Le soleil s'est levé depuis bien longtemps, contrairement à moi. Levé depuis sept minutes, l'ordinateur allumé, session MSN ouverte. Neuf jours que je suis en vacances. Théoriquement, elles ont été crées pour se reposer. Alors pourquoi est ce que je me tue à lire ces 52 messages dans ma boîte de réception électronique ? Il y a vingt heures, elle était vide. Il n'y a aucun spam sur cette session. Je peux vous jurer que ce ne sont que des mails de mes -nombreux- contacts. La plupart me demandent des photos de moi. Les filles vont être servies ; j'ai passé la nuit sur la création de mon site photos. Hop, 47 messages de résolus & Cinq messages restants non lus. Quatre sont adressés par ma 'garde rapprochée'. Des amies qui sont toujours avec moi, et qui ne me regardent pas d'un ½il amoureux, mais amical. Elles sont dans la même école que moi. Nous sommes soudés. Zoey, Amy, Liza & Anne. Leurs messages me demandent si je suis disponible dans la semaine pour leur offrir un cinéma. Les quatre messages sont identiques, mis à part l'expéditeur. Je ne peux m'empêcher de soupirer. La journée que je leur accorderais risquait d'être fatiguante, mais tellement amusante... Un message non lu restant. En lisant le nom de la personne qui me l'a envoyé, mon c½ur cessa de battre. John. Je cliquai pour ouvrir le message, tout en me forçant à respirer convenablement. Ce que je lus me fit sourire à pleines dents (J'ai déjà fait une fois ce sourire à une fille, et elle a fondu en larmes, allez savoir pourquoi...) Seulement ces quelques mots : «Quand tu auras terminé de lire tes mails, viens me parler : Je suis en ligne.» suffisent à me rendre heureux.
John connecté sur msn, me demande de venir lui parler. Tous deux, nous nous connaissons depuis tellement longtemps que j'ai arrêté de compter les années. C'est mon meilleur ami, il est encore plus populaire que moi. Pas plus beau, juste plus sociable avec les gens. Je ne sais pas si je me fais des idées, mais il se passe un 'truc' dans notre relation amicale. Vous ne trouvez pas que dans son e-mail, il y a un sous-entendu sexuel ? [...] Il ne sait pas que je suis gay. Personne ne sait. Personne ne doit savoir.


[...]


Il est à présent 21:52. Toute cette journée a été dédiée à John. Je n'ai pas cessé de lui parler par messagerie instantanée. Nous avions tous deux la caméra branchée, et le micro allumé. Mais nous avons dialogué uniquement par écrit. Je ne vous retransmettrai pas les paroles que l'ont s'est échangées pour deux raisons. De un, c'est une conversation privée. Et de deux, on a rien dit d'intéressant, uniquement des débilités. Ce que je peux vous dire c'est qu'à 22:30, je serai dans sa maison. Il m'a invité à passer la nuit chez lui.
Me voilà au seuil de sa porte. Je suis en avance. Je ne veux pas sonner sur le carillon d'entrée. Je ne veux pas tomber sur ses parents. En réalité, je deviens paranoïaque en présence d'adultes. J'ai toujours peur que mon homosexualité se voit dans mes gestes ou ma façon de parler. C'est faux bien sûr. Personne ne pourrait le deviner. Même mes parents ne se doutent de rien. Faut-il dire aussi que je les évite ? Je ne sais rien sur eux, je ne vois pas pourquoi ils en sauraient plus sur moi. Ma mère est présidente directrice générale d'une grande entreprise, et mon père travaille dans la musique. Je ne sais pas exactement ce qu'il fait. Je crois qu'il aide les nouveaux talents, quelque chose comme ça. A moins qu'il ne s'occupe du partenariat entre les groupes et les maisons de disques ? Pour dire vrai, je m'en fiche. Ce qui m'importe, c'est qu'ils gagnent tous deux beaucoup d'argent. Leur rôle est juste de m'entretenir, bien que ma mère essaie toujours -en vain- d'établir un lien affectif entre nous. En tous cas, elle a accepté que j'aille chez John. Parce que John, elle sait qu'il est important pour moi. Elle ne sait pas à quel point. Tant pis, je ne vais pas lui faire un dessin.
A 22:29, celui-ci ouvrit sa porte d'entrée, me tirant de mes pensées. Il a un maigre sourire aux lèvres. Quelques mots :

« J'étais sûr que tu étais là... »

Et me voilà qui rentre dans sa maison. (Qui est, en passant, un peu plus belle que la mienne.) Après quelques marches d'escaliers escaladés, je balance mon sac à dos en travers de sa chambre et m'étale sur son lit autant que je peux. Je regarde mon sac. Il n'y a pas grand chose dedans. Juste une brosse à dents, du maquillage et quelques habits de rechange, au cas où j'en aurai besoin. Je regarde John. Il a l'air content que je sois là. Il a toujours l'air heureux. Il a beau s'afficher en homme comblé, ce n'est pas pour autant qu'il l'est réellement. Aujourd'hui, sur MSN, il n'a pas arrêté de débiter des ânneries. Encore plus que d'habitude. Comme s'il se voilait la face. Quelque chose de mauvais lui arrive. Je le sens. Je connais John. Il ne m'a pas demandé de rester avec lui cette nuit sans aucune raison.
Prenant mon courage à deux mains, je me redresse sur le lit. Puis je me lève, doucement, guettant une réaction de mon ami. Il est à deux pas de moi. Je me rapproche de lui. A présent, il est tout près. Son corps est si proche. Je le prends dans mes bras. Juste une étreinte. Une très longue étreinte. Je l'enlace de mes bras. Et je sens que lui aussi me serre. Je suis sûr qu'il sent mon c½ur qui bat à toute vitesse. John a posé sa tête contre mon épaule. Pendant près d'une dizaine de minutes, nous sommes restés comme ça. Il sait que je serai toujours là pour lui. Je ne sais pas s'il pleure. Je ne pense pas. Il a sûrement les larmes aux yeux, mais John ne pleure jamais. Après de longues minutes de silences, je l'entendis chuchoter dans mon oreille :

« Mes parents divorcent . »

Aïe. John est très soudé avec ses parents. Ce sont comme les maillons d'une chaîne. Ce doit être une épreuve très dure pour lui. Personnellement, mes parents divorcent, je m'en fiche. Mais lui, c'est vraiment différent. S'il est plus populaire que moi, c'est parce qu'il est beaucoup plus humain. Ses sentiments l'emportent très souvent dans des situations impossibles. Je ne suis pas doué avec les mots, alors je ne dis rien pour le réconforter. Il sait que je suis comme ça. Beaucoup plus tard, John me lâcha. Il me fit signe de m'asseoir sur le lit. Ce que je fis. Je ne pouvais pas dire non à John. Surtout quand il était aussi malheureux que maintenant. Je ne voulais pas le décevoir. John me demanda de fermer les yeux. Aussitôt dit, aussitôt fait.
Bientôt, je sentis ses lèvres contre les miennes. Un baiser. Comme Zoey me l'avait dit, John embrassait très bien. D'ailleurs il me laissa sur ma faim. J'aurai tant voulu continuer de l'embrasser. Mais il s'était retiré. J'ouvris les yeux et regarda l'homme devant moi. C'était le vrai John que j'avais à présent en face. Celui que je connaissais le mieux, et non l'enfant déchiré par la séparation de ses parents. Je souris. John ne voulait pas que notre baiser prenne de l'ampleur. Pourtant, moi si. Mais c'était lui qui dirigeait. Dans l'histoire, j'étais le soumis. Espérons que d'ici peu, il y ait changement de rôle...



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Premier Chapitre =D
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  Chapitre Premier
# Posté le lundi 25 août 2008 04:54
Modifié le lundi 25 août 2008 11:55

Chapitre Second

France, Avril 2009

« ♪ 'CAUSE IT'S NINE IN THE AFTERNOON
AND YOUR EYES ARE THE .... ♫ »

J'ouvre les yeux. Il fait noir. Cette musique.... C'est l'alarme de mon portable ! D'un mouvement de bras, je l'éteins. Du 'Panic At The Disco', Volume huit, ça fait mal à ma petite tête. Je repose celle-ci sur mon oreiller. Et si je dormais encore cinq minutes ? Je me sentirai bien mieux ensuite... A l'instant où je comptais me rendormir, je ne sais pas ce qui m'a pris, je me suis levé d'un bond. Merde. Je vais être en retard. Pas à l'école, bien sûr. L'école, c'est demain. Nous sommes aujourd'hui dimanche. Dernier jour de vacances. Non ce que je voulais dire, c'est que je vais être en retard à mon rendez-vous. J'ai prévu d'aller déjeuner, puis, mater un film au cinéma avec Anne, Liza, Amy et Zoey. Je leur dois bien ça. C'était donc pour ça que j'avais mis mon réveil à neuf heures ! Ce qui me fait deux heures trente pour me préparer. Si je compte les trente minutes de trajet, je serai pile à l'heure, à Midi, devant l'entrée du Mac Do.

Premier réflexe : Prendre une douche. Cela me permettra de me réveiller dans de bonnes conditions, de laver mes cheveux indomptables. De plus, je vais sentir l'Homme. Sauf que, je n'avais pas prévu qu'une fois -nu- sous le jet d'eau brûlante, mon esprit vagabonde. Qui dit "Mon esprit vagabonde", dit "Je pense à John". Cette nuit passée avec lui a été assez forte émotionnellement parlant. Il ne s'est rien passé de plus que ce que je vous ai raconté. Nous avons parlé toute la nuit, de choses et d'autres. Et ensuite nous avons dormi. Il n'empêche que ce baiser... Entre nous, c'était plus que de l'amitié. Mais était ce vraiment ce que John souhaitait ? Moi, c'est ce que je veux. Mais dans un couple, nous sommes deux. Je pense sincèrement qu'il est perdu, sa tête ne doit plus contenir grand chose de clair. Nous éclairciront ceci demain, en cours. Pour l'instant, il faut que je me concentre sur ma journée avec les filles...


[...]


Je suis devant la grille du lycée. Une fois passée, deux groupes se présentent à moi. C'est toujours le même dilemme. Soit je vais voir les filles qui parlent bruyamment. Et les voilà qui se remettent à pouffer de rire. Toute la journée d'hier, j'ai dû 'supporter' ça. Je les aime bien, mais qu'est ce qu'elle font du bruit ! Soit je vais voir John qui est avec... sa 'petite amie'. Tous disent qu'ils sortent ensemble. Mais je ne pense pas. C'est juste une amie, rien de plus. J'en suis persuadé. D'ailleurs, il n'a pas l'air de beaucoup s'amuser avec elle. Zoey & compagnie me pardonneront si je vais voir John d'abord. Et elles peut-être plus tard. La brune qui est aux côtés de mon ami me regarde arriver sans avoir aucune réaction. N'importe quelle fille m'aurait déjà sourit, ou même adressé un signe de la main. Elle, non. Je ne sais même pas son prénom, et je n'ai pas envie de le savoir. Et elle non plus, elle n'a pas l'air de me tenir dans son c½ur. Normal, elle sait que je vais lui prendre son pseudo petit ami. Dès que je viens vers eux, John part avec moi en bredouillant quelque plate excuse à l'adresse de cette fille, comme quoi il devait régler quelque chose avec moi. Tous les jours, ce manège reprend, et elle reste seule, comme une pauvre martyre. Sûrement qu'elle pense que John reviendra à elle lorsqu'il verra sa tête de chien battu. Mais elle se met le doigt dans l'½il, et jusqu'au coude ! Elle ne séparera pas des meilleurs amis comme ça. Surtout en ce moment que notre relation est ambigüe.

Vous avez commencé à cerner John ? Un garçon très populaire, surtout auprès des filles (et de leurs parents), très propre-sur-lui, et qui essaie de ne pas se faire remarquer plus qu'il ne se doit... Et bien, il a fait quelque chose qui m'a fait énormément chaud au c½ur et qui répondait à toutes les questions que je me posais. Quand je me suis approché de lui pour qu'on aille ailleurs qu'avec cette brune, il a fait quelques pas vers moi, et il m'a pris la main. C'est un geste que les autres n'ont pas dû remarquer. Je ne pense pas, puisqu'ils n'ont fait aucune remarque. Ou peut-être qu'ils ont vu, mais en tous cas, ils n'ont rien dit. John peut me faire peur parfois... Le divorce de ses parents ne le réussit guère. Risquer que tout le monde sache notre homosexualité... En tout cas, la mienne. Lui, c'est différent, ce n'est pas de sa faute.

Ce qui devait arriver fatalement me tomba dessus deux jours plus tard. Je me doutais que cela devait se passer comme ça. Mais pas à ce point. Pas de façon aussi humiliante...




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Deuxième Chapitre =D
Beaucoup plus court que le précédent. Mais comprenez, avec cette rentrée scolaire ... =/
J'essaierai d'écrire mieux & plus vite la prochaine fois .
Je suis preneuse de toutes idées qui fassent avancer la fiction & de toutes critiques .
(J'ai peut-être fait des fautes d'orthographe, ne sait-on jamais... )
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  Chapitre Second
# Posté le mercredi 27 août 2008 12:06
Modifié le dimanche 14 septembre 2008 10:49